Saint Cyr Ensemble Info n°8
juin 2008
Chers Saint-Cyriens,
Après quelques mois de silence, nous reprenons la diffusion de Saint Cyr Ensemble Information avec ce n°8 sur le thème de l’eau.
St Cyr a toujours eu un lien très particulier avec l’eau, en témoignent ses nombreuses pompes à bras, présentes dans tous ses lieux-dits. Notre village bénéficie dans le domaine de l’eau d’une situation particulière : nous disposons de notre propre station de captage, qui alimente en eau potable le réservoir d’eau de notre village et nous profitons de la traversée d’Ouest en Est de la Rémarde, affluent de l’Orge.
Nous vous présentons ici des éléments d’analyse de la qualité de l’eau de notre nappe phréatique et de la Rémarde.
L’EAU POTABLE A ST CYR
• Le captage
Géographiquement implanté sur une nappe souterraine du sénonien (entre 88 et 65 MA), notre village s’autoalimente en eau potable. Notre commune dispose de sa propre station de captage, dite de Levimpont, située à la fourche entre la rue de la Rémarde et la rue de l’Eglise. Ce captage est préservé par 3 niveaux de périmètres de protection, définis par l’arrêté n°861533 du 21 mai 1986 (Source : direction départementale de l’Agriculture et de la Forêt de l’Essonne – avec nos remerciements) :
- un périmètre de protection immédiat, grillagé autour de la station de captage, où toute activité autre que le captage est interdite
- un périmètre dit de protection rapproché, zone où il est interdit, entre autre, de déposer des ordures, du fumier, des décharges industrielles et autres déchets, des produits chimiques ou radioactifs, de rejeter des eaux usées, d’installer des canalisations et réservoirs d’hydrocarbures et de construire des habitations ou des bâtiments à tous usages (extrait de l’arrêté n° 861533 du 21 mai 1986 – le texte complet est disponible en mairie). Ce périmètre traverse un champ exploité, où, à ce jour, des produits chimiques sont régulièrement pulvérisés.
- un périmètre de protection éloigné, comprenant le bourg, les Bois Ronds, Levimpont Ouest et Pont Rué Nord où certaines activités sont réglementées, notamment le creusement de puits, le rejet d’eaux usées ou l’installation de réservoir d’hydrocarbures (extrait de l’arrêté n° 861533 du 21 mai 1986 – le texte complet est disponible en mairie).
Notre station de captage a été inspectée en 2006 : son débit moyen est de 610 m³ / jour. Elle est rattachée au réservoir Haut de la commune (situé au Nord de notre village sur la route d’Angervilliers), où elle subit une chloration avant distribution. Sa gestion est assurée par la Générale des Eaux (Sources : relevés et information communiquée par la DDASS sur le captage et la qualité d’eau).
• La qualité de l’eau
Le contrôle de la qualité de l’eau de notre village est réalisée par la DDASS au moyen de prélèvements annuels : 3 au niveau du puit de captage et en moyenne une douzaine au niveau de la distribution. L’eau distribuée sur notre commune a une très bonne qualité bactériologique – absence exigée- et est conforme aux valeurs limites réglementaires pour les autres éléments de mesure. Détaillons ces données.
La dureté de l’eau détermine la teneur en calcium et magnésium. Jusqu’à 15°F, on parle d’eau douce. Entre 15 et 25°F, on parle d’eau calcaire, au-delà de 25°F, l’eau est qualifiée de dure. C’est le cas dans notre village, même si la dureté a diminuée de manière constante entre 2004 et 2006. Petite précision à apporter : les 4 prélèvements effectués au captage de Levimpont entre 2005 et 2007 font état d’une eau calcaire (22,5°F) et non dure.La concentration moyenne en Fluor est en diminution constante depuis 2004, passant de 0,34 mg/l à 0,24 mg/l en 2007 (Selon les relevés d’évolution fournis par la DDASS en date du 05/05/2008). Le fluor est un élément particulièrement réactif et toxique pouvant se combiner avec la quasi-totalité des éléments chimiques. Son seuil limite autorisé est de 1,50 mg/l (Pour plus d’infos sur le fluor, consulter la fiche toxicologique n° 203 de l’INRS, paru en 1992).
Il est à noter qu’en 2004, le taux de baryum (Relevé DDASS n°101-2004 : moyenne annuelle en 2004 de 0.09 mg/l, sur un total de 18 échantillons de prélèvement) (minerai utilisé notamment dans l’industrie de la briqueterie) a été mesuré, avec un pic atteignant 0.39 mg/l (la teneur maxi autorisée étant 0.70 mg/l) : depuis, cette mesure ne figure plus sur le relevé annuel de la DDASS (Pour plus d’infos sur le baryum, consulter la fiche toxicologique n°125 de l’INRS, parue en 2001).
Un autre point mérite d’être mis en évidence : le taux de nitrates. Notre commune voit son taux augmenter sensiblement d’année en année.Ce graphique montre en bleu la courbe des relevés effectués par la DDASS entre 2004 et 2007 et en orange, l’évolution des moyennes de chaque année : notre eau est passé d’un taux moyen de 27.91 mg/l à 39.35 mg/l. Signalons également que les pics les plus élevés ont été mesuré au point de captage de Levimpont (Selon les relevés d’évolution fournis par la DDASS en date du 05/05/2008).
Rappelons que les teneurs élevées en nitrates sont liées entre autres à un usage excessif d’engrais. Le délai de transit entre la surface et les nappes souterraines est tel que cette augmentation se poursuivra pendant de nombreuses années malgré la mise en place.
depuis décembre 1991 d’une directive européenne de gestion de bonne pratique agricole. Le nitrate est responsable de troubles digestifs aigus, notamment chez le nourrisson (Source : http://www.vie-publique.fr/documents-vp/nitrate_cpp050698.pdf).
Les pesticides font également parties des données contrôlées par la DDASS et particulièrement l’atrazine (herbicide utilisé notamment dans la maïsiculture. Source : L’Eau, un enjeu pour demain, Henry Chevallier, éditions Ellébore, Paris, 2007). La teneur reste stable à 0,05 µg/l.
D’autres données auraient été intéressantes à connaître pour présenter avec précision la qualité de l’eau de notre village, notamment la concentration en médicaments, la résistivité de l’eau et sa minéralisation à sec. Ces éléments ne nous ont pas été communiqués. Toutes les analyses officielles attestent de la potabilité de l’eau de réseau sur notre commune mais sa concentration élevée en chlore, en raison de normes de sécurité en vigueur, peut décourager les plus jeunes à sa consommation. Voici une petite astuce : placez une carafe d’eau ouverte au réfrigérateur pendant une nuit, l’odeur de chlore aura disparu à votre réveil (évaporation des gaz chloreux).
Après nous être hydratés, promenons nous sur les berges de notre rivière.
LA REMARDE A ST CYR
La Rémarde prend sa source à proximité de Sonchamp dans les Yvelines. Elle parcourt 36,6 Km avant de se jeter dans l’Orge à Arpajon (source : http://www.iaurif.org/fr/sig/bv/fichesbv/fic35.html). Avec ses lavoirs anciens, elle offre un site agréable de promenade dans notre village, qu’elle traverse d’Ouest en Est. Elle a joué dans le passé un rôle prédominant puisqu’elle permettait le fonctionnement d’un moulin à Bandeville et d’un second à Levimpont.
Point de passage, l’ancien pont qui l’enjambait à hauteur du Jubilé datait de 1311 (la tête de pile a été aujourd’hui déplacée à hauteur de la ferme de Bistelle)..
Elle est régie en Essonne par 4 syndicats des eaux dont le syndicat Rémarde aval, qui effectue un point de contrôle au niveau du pont du Jubilé (SIRA) (source : http://www.essonne.fr/fileadmin/Environnement/eau/Localisation_reseau_ponctuel.pdf).
La qualité d’eau d’une rivière se mesure en fonction de différents paramètres : les matières organiques oxydables (MOOX Ensemble des substances susceptibles de consommer l’oxygène de l’eau pouvant être à l’origine d’un dysfonctionnement général des écosystèmes aquatiques. L’excès de matières organiques est le plus souvent lié aux activités humaines ( rejet d’eaux usées, industrie chimique, apports agricoles ponctuels) mais peut également être d’origine naturel (substances humiques) – source : http://www.loire.fr/display.jsp?id=c_244370) , les matières azotées et les nitrates (les matières azotés constituent le principal nutriment des plantes : une trop forte concentration engendre une prolifération des algues, pouvant conduire à une eutrophisation du plan d’eau – Source : . http://www.loire.fr/display.jsp?id=c_244364), les matières phosphorées, les pesticides et enfin la qualité biologique de l’eau.
En 2006, les données concernant la Rémarde sont mauvaises dans l’ensemble. En cause, notamment, la station de retraitement des eaux usées situées en aval de notre village, source de pollution de notre rivière (source orale : secrétaire du SIRA, entretien téléphonique en mai 2008). A cela s’ajoute les mauvais branchements des eaux pluviales et des eaux usées et les pesticides.
A compter de cette année, la directive cadre européenne (DCE) impose de nouveaux objectifs qualitatifs : lutte contre les rejets dans les rivières, appel à l’arrêt définitif
d’utilisation des pesticides et poursuite des « travaux de reconquête écologique des milieux naturels ». Le but est de parvenir à un bon bilan écologique pour 2015 (source : assemblée générale du syndicat de l’orge aval, le 9 novembre 2006).
Outre le contrôle régulier de la qualité de l’eau par le biais de prélèvements annuels, la SIVA s’occupe également de réguler le débit de la Rémarde.
Un bras mort de dérivation artificiel a été façonné à l’époque où les moulins étaient en fonctionnement. Ce bras n’étant plus alimenté régulièrement, il est source de nuisances odorantes et de développement de larves de moustiques dans le lieu-dit de Bandeville.
Cela se passe à Saint Cyr…
⇒ Fête du village les 14 et 15 juin
⇒ Fête des écoles le 14 juin avec fête à l’ancienne des parents (ouvert à tous)
⇒ Le café de la Rémarde a rouvert avec Alain aux fourneaux. Celui-ci nous propose de petits menus en semaine et fait office de dépôt de pain chaque jour : bienvenue à lui !
⇒Le restaurant de la ferme des Tourelles propose à l’occasion de la fête de la musique 4 soirées musicales : les 13 (chanson française), 15 (jazz « new orléans »), 20 (guitare et violon manouche) et 22 (quartet de jazz)
Vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante : saintcyrensemble@gmail.com
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